Tout public · 1 h 15

Épopée narrative de Mousta Largo

« Pendant longtemps, d’autres ont raconté mon histoire à ma place. Aujourd’hui, c’est moi qui raconte. »

Il y a eu l’enfance populaire à Cureghem, les ruelles de Guelmim arpentées pieds nus, et ce sentiment persistant que les livres appartenaient aux autres. Lui qui croyait autrefois ne savoir ni lire ni écrire, tout juste bon à épeler maladroitement le réel, voyait le monde des mots comme une forteresse fermée.

Puis, au détour d’une rencontre, d’une voix, d’un éveil, la forteresse s’est fissurée. Par ces brèches, les mots sont devenus des passerelles, des ponts jetés entre ici et là-bas, entre lui et l’autre.

Derrière les pages se sont ouverts des chemins inattendus : des palais rêvés aux jardins de l’Alhambra, d’Elif Shafak à Amin Maalouf, de L’Architecte du sultan à Léon l’Africain. Autant de miroirs dans lesquels un enfant à qui l’on assignait une place a appris à questionner les certitudes, à refuser les chemins tracés et à inventer sa propre liberté.

Entre les ombres d’hier et la clarté d’aujourd’hui, Mousta Largo remonte le fil intime de sa métamorphose. Porté par le conte et quelques souffles de luth, il nous offre une traversée universelle où les livres, telles des persiennes entrouvertes, rappellent que la lumière peut briller au cœur des ténèbres — et qu’il est toujours possible de devenir l’auteur de sa propre épopée.

Au cœur du récit
L’émancipation par la lecture : faire des mots un passage entre les mondes.
Le refus de l’assignation : ne jamais réduire une personne à ses origines, à son genre, à son apparence ou à ses convictions.
La liberté de conscience : questionner les certitudes et apprendre à forger son propre jugement.
L’humanité commune : reconnaître dans le visage de l’inconnu ce qui nous relie.

Sur scène
Un conteur, quelques livres et un luth oriental qui vient ponctuer le récit. Un dispositif dépouillé, sans écran, où la voix, les silences et le geste font surgir les mondes.

Informations pratiques
Durée : environ 1 h 15 · Public : tout public
Technique : dispositif léger et autonome, sonorisation apportée par l’artiste
Conditions : sur demande
Une rencontre avec le public peut être proposée à l’issue de la représentation.